
QUESTIONNAIRE DE BERNARD PIVOT
- Votre mot préféré ?
C. T. D. : La culture. - Le mot que vous détestez ?
C. T. D. : Aimer (d’une part parce que le concept est galvaudé à force d’être employé à tort et à travers ; d’autre part parce qu’il exprime une réalité que je préfère vivre que décrire ; ce qui fait que j’emploie rarement l’expression “Je t’aime”. Conséquence : les femmes ont du mal à me prendre au sérieux). - Votre drogue favorite ?
C. T. D. : La lecture - Le son, le bruit que vous aimez ?
C. T. D. : Le bruit du “zangbéto” (une société secrète de la culture gun) ou du “oro” (une divinité yoruba ou nago) surtout dans la nuit profonde ; cela provoque en moi des frémissements que je ne saurais décrire. - Le son, le bruit que vous détestez ?
C. T. D. : Le bruit de l’éclatement de pneus (je n’arrive pas à le distinguer du bruit d’un coup de feu). - Votre juron, gros mot ou blasphème favori ?
C. T. D. : Andouille - Homme ou femme pour illustrer un nouveau billet de banque ?
C. T. D. : Thomas Sankara ou mon père. - Le métier que vous n’auriez pas aimé faire ?
C. T. D. : Le journalisme. - La plante, l’arbre ou l’animal dans lequel vous aimeriez être réincarné ?
C. T. D. : Le fagara jaune (c’est le totem de mon clan). - Si Dieu existe, qu’aimeriez-vous, après votre mort, l’entendre vous dire ?
C. T. D. : “Eh bien ! Tatchégnon, ton père t’attend dans le jardin qui est là-bas.”
