Jean-Baptiste Adjibi, écrivain Béninois, répond au questionnaire de Pivot


QUESTIONNAIRE DE BERNARD PIVOT

  1. Votre mot préféré ?
    Substance.
  2. Le mot que vous détestez ?
    J’ai l’impression que je suis obligé de choisir des mots d’une certaine langue. Comme ça, sur le vif, je dirais « pédagogie », surtout quand les politiques l’emploient.
  3. Votre drogue favorite ? Je n’y ai jamais pensé, mais ça pourrait être le truc là, euh vous voyez ce que je veux dire. Comme dirait Babayabo, « Atosou mê vodoun ».
  4. Le son, le bruit que vous aimez ? Le bruit de la mer.
  5. Le son, le bruit que vous détestez ? Le cri d’une femme en colère.
  6. Votre juron, gros mot ou blasphème favori ? « Dieu n’est pas un parent » pour le blasphème (ce n’est pas de moi, mais de Cheikh Hamidou Kane) ; pour le gros mot, « quel bordel » (mais je le dis de moins en moins).
  7. Homme ou femme pour illustrer un nouveau billet de banque ? Louis Hounkanrin, ma grand-mère Zansi.
  8. Le métier que vous n’auriez pas aimé faire ? Surveillant de camp de concentration.
  9. La plante, l’arbre ou l’animal dans lequel vous aimeriez être réincarné ? Le colatier.
  10. Si Dieu existe, qu’aimeriez-vous, après votre mort, l’entendre vous dire ? Sois le bienvenu ! Tu retournes quand tu veux.