Colbert Tatchégnon DOSSA est un natif de Gbéko, une île de la vallée de l’Ouémé (Bénin). Il a fait des études en Lettres Modernes à l’Université d’Abomey-Calavi. Enseignant de lettres et journaliste, il passe sa vie, comme il le dit lui-même, entre la craie, la lecture et l’écriture. Il fut lauréat de plusieurs concours littéraires dont Lu Pour Vous en 2007 et Scénarios d’Afrique : les jeunes contre le Sida en 2008. En 2017, il met sur le marché du livre, chez Les Editions Plurielles, Errances dans nos sables mouvants (autofictions). Avec ce livre, il a pris part, en décembre 2017, à la première édition de l’opération Sauvons la Lecture au CEG1 Agatogbo (commune de Comè) organisée par l’association Education – Développement – Culture (EDeC-Bénin), puis, en novembre 2018, à la 12e édition de la Caravane du livre et de la lecture organisée par la librairie Notre-Dame de Cotonou. Sa bibliographie sera enrichie, dans quelques semaines, par la publication, aux Editions Plurielles, de sa deuxième œuvre intitulée Le poulet de la discorde et autres autofictions.


QUESTIONNAIRE DE CARMEN
- Quel est l’adjectif qui vous définirait le mieux ?
C. T. D. : Passionné. - Quel est l’adjectif qui vous définirait le moins ?
C. T. D. : Inculte. - Quelle est la personnalité avec laquelle vous aimeriez dîner ?
C. T. D. : Joseph Kabila. - Quelle est la personnalité avec laquelle vous détesteriez dîner ?
C. T. D. : Aucune car nous avons besoin de sympathiser même avec nos pires ennemis (je veux dire les ennemis du développement de l’Afrique) pour mieux comprendre les rouages du système impérialiste qu’ils servent. - Quel est votre idéal masculin ?
C. T. D. : Mon père dont le surnom seul est toute une leçon de sagesse exhortant à l’honnêteté, à la liberté : Gbanouvo (entendez : la bière est ouverte pour tout le monde ; c’est pour dire que la crainte de la mort ‒ symbolisée par la bière ‒ ne doit pas empêcher de dire la vérité). - Quel est votre idéal féminin ?
C. T. D. : La vertu pour une éducation saine aux enfants. - La femme pour vous, qu’est-ce que c’est ?
C. T. D. : Un pouvoir qui s’ignore. - L’homme pour vous, qu’est-ce que c’est ?
C. T. D. : La conviction et l’audace. - Qu’est-ce que vous faites au premier saut du lit (ou de la natte…) ?
C. T. D. : J’émets mes vœux pour la journée qui démarre. - La dernière chose que vous faites avant de vous endormir ?
C. T. D. : Je réfléchis au dernier texte que je suis en train d’écrire. - Avez-vous peur de la mort ?
C. T. D. : Par moment (chaque fois que je perds un être cher je pense à l’inconnu que recèle la mort). - Quelle est votre plus grande peur ?
C. T. D. : Laisser une œuvre inachevée sur laquelle des gens raconteront ce qu’ils voudront. - Quel est le livre que vous emmèneriez au paradis ou en enfer, c’est selon ?
C. T. D. : J’ai l’embarras de choix entre Kaveena de Boubacar Boris Diop et Saint Monsieur Baly de Williams Sassine. - Dieu pour vous, qu’est-ce que c’est ?
La nature. - L’écriture pour vous, qu’est-ce que c’est ?
C. T. D. : Au départ, l’écriture n’était pour moi qu’un jeu. Mais chemin faisant, elle s’est révélée à moi comme une arme d’instruction massive dont je me sers pour prendre ma part dans le combat de la décolonisation mentale de mes frères Africains. - Complétez cette phrase : “autant mourir que de …”.
C. T. D. : Autant mourir que de renier mes convictions. - Quelle est votre chanson préférée de tous les temps ?
C’est une chanson de Poly Rythmo qui débute par : « Gbɛmɛn fie yenͻnwa, bͻ gbɛmɛn nͻn wa bu do do gbɛtͻ… » - Quel est votre objet fétiche ?
L’unique photo qui me reste de mon père. - Quelle est la couleur qui vous inspire le mieux ?
Le rouge qui est à la fois la couleur d’amour et du danger. - Quel serait pour vous le luxe suprême ?
C. T. D. : Être suffisamment fortuné pour me construire une grande bibliothèque où je m’installerais avec pour seules occupations : cultiver la terre puis lire et écrire.
