Comment écrire un roman ? 1 (Selon l’écrivain Hervé Ezin Otchoumaré)

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Carmen, comment parvient-on à écrire un livre ? Un roman ?

Cette question revient de façon constante lors de mes échanges avec des connaissances. Et certains de compléter :

Je voudrais écrire un roman, raconter mon histoire, mais je ne sais comment commencer…

Comme nous avons appris à faire les choses une par une trois par trois sur ce blog, j’ai posé trois questions à trois différents écrivains à ce sujet. Vous verrez, les réponses varient, mais des constantes demeurent. Voici la réponse du premier écrivain qui a bien voulu répondre à mes questions. On lui dit ?

Merci !

Et on le lit.

Hervé Ezin Otchoumaré

1. Comment construire un roman ?


Je ne force pas l’inspiration. Cela veut dire qu’il ne suffit pas que le thème soit pertinent. En plus de la pertinence, il faut que le thème m’invite lui-même à l’écriture, soit parce qu’il me séduit, soit parce qu’il me révolte. Il nait généralement au cours d’une lecture, d’un débat, d’une émission, ou suite à un fait qui m’interpelle.
Une fois que le thème est clair dans mon esprit, je formule le titre (qui peut être provisoire) en m’appuyant sur une trame de base qui me permettra de conduire la réflexion jusqu’au bout.

Je définis ensuite les éléments spatiaux-temporels (où et quand se déroule l’histoire ?). Ces éléments peuvent changer au fur et à mesure que j’écris le livre.
A partir des éléments spatiaux-temporels et de la trame de base, je segmente le thème en plusieurs parties suivant un ordre allant de la situation de départ jusqu’au point d’arrivée.
A partir des différentes parties de mon thème, j’élabore le plan : le nombre de chapitres et l’échafaudage de mon livre.
C’est seulement après cette étape que je commence à rédiger.


2. Comment commencer ?

Je commence toujours mes romans soit par un épigraphe ou par une dédicace spéciale (ou les deux) qui donnent une idée du contenu. J’aime également faire précéder le récit par un prologue. Aussi, c’est bien d’être sobre au départ et d’assaisonner davantage au fur et à mesure que j’avance.


3. Pour garder le cap et finir le livre

Cela dépend du thème et de comment celui-ci a été choisi. Voilà pourquoi je disais que le thème doit nous passionner et nous inviter lui-même à écrire. Personnellement, j’évite les pauses trop longues (des semaines par exemple) pour ne pas perdre l’appétit.


En conclusion, je dirai que l’écriture n’est pas seulement une affaire du cerveau, c’est aussi une affaire du cœur. Il faut aussi bannir la peur. La peur ne nous permet pas d’innover. C’est tout notre être qui est impliqué dans ce que nous écrivons. Et c’est cela qui fera son originalité.